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toi

toi


Toi

Comme un été venu d'on ne sait où
Dans un texte impossible à écrire
De quoi nourrir tant de mélancolie
Je t'attends sur le quai avec les mouettes
Tu m'as fauché dans mon lit
Je mangeais mes syllabes et criait ma musique
D'un néant de misère vers un soleil qui brûle
Je t'aimerais sur la chaussée sans tes collants
De cette négociation d'aimer au bout de l' ombre
J'en connais dans leur nuit qui s'endorment encore à moitié
Où tu me réveillais d'une mort quotidienne
Un crépuscule de velours emprunté à tes yeux
Viens je t'emmènerai là-bas vers les astres
Il est au féminin ton sentiment et mes paroles y viennent
Et c'est la fin du monde où on se tient debout
Mais ce que je ressens fait quelquefois gonfler tes voiles
Et parfois j'y vois que dalle !
Le soir je voudrais te prendre impunément
Je t'ai bien lu mais au fond t'es un journal mouillé
Sous mon regard tout écrit que je crie
Tu es ma dernière nouvelle effacée sur le sable
La fin du monde abstraite où le soleil manque de souffle
Où le sang qui déborde et qui fais que l'on souffre
Tu es trop tôt monté au fond des âges
Là où je ne pourrais plus te regarder
Je suis damné comme un pétale de cette rose qui a grandi
Et toi tu as revêtue la nuit
Eternelle nuit faite de mes cries
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# Posté le jeudi 22 mars 2007 12:34

Modifié le dimanche 25 mars 2007 05:43

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